Après l’intéressement où la casse a été limitée par vos organisations syndicales représentatives dont l’UNSA SPAEN, voici le tour de vis de la CSG (Contribution sociale généralisée) qui vient poindre le bout de son nez et de nouveau amputer le pouvoir d’achat des salariés du CEA.

Le but du gouvernement est d’engranger plus de 20 M€/an en augmentant la CSG  de tous les salariés (privé et public) de 1.7%. Elle passera ainsi de 7.5% à 9.2%.

Afin de faire passer cette pilule amère, l’Etat compte supprimer les cotisations salariales de l’assurance maladie et de l’assurance chômage, soit 0.75% pour la première et 2.4% pour la seconde avec un total de 3.15%.

Apparemment « Bonne affaire » pour le pouvoir d’achat des salariés du privé puisqu’ils verront leur salaire net augmenter de 1.45%. De même, pour les retraités dont la pension est inférieure à 1 200€ qui ne paient pas de CSG.
Tout cela paraît être une bonne chose !

Le couac ! C’est pour les autres salariés qui ne cotisent pas l’assurance maladie et l’assurance chômage.

Les salariés du public comme les retraités considérés comme les plus aisés avec leur pension supérieure à 1 200 €, verront leur pouvoir d’achat baisser de 1.7%.
Mais que cela ne tienne, qu’ils soient rassurés !

L’Etat dans sa grande mansuétude décidera :
– pour les premiers l’octroi d’une compensation sous forme d’une prime ou en supprimant le 1% du fond de solidarité chômage qu’ils versent ;
– pour les seconds, l’Etat pense que lors de la suppression de la taxe d’habitation, ils retrouveront du pouvoir d’achat.

Et le salarié CEA, dans tout ça !?

Et bien rien ! Pas de prime compensatoire en vue ni de rattrapage du pouvoir d’achat envisagé.

De par le choix du CEA de gérer sa cotisation chômage, le salarié CEA ne cotise pas à l’assurance chômage. Il reste donc la baisse liée au 0.75% de l’assurance maladie.

Mais bon ! le salarié CEA peut visiblement, selon les pouvoirs publics, encore encaisser une baisse de son pouvoir d’achat de 0.95% et continuer de cotiser au fond de solidarité chômage (1%).

Par exemple : un salarié A2 ayant un salaire de 2 000 € net perdra environ 280 €/an, un salarié A1 ayant un salaire de 3 500 € net perdra environ 510 €/an.

Espérons que la raison l’emportera ! au pire, on peut espérer une opération à +0.05% s’ils retirent au salarié CEA la cotisation de 1% du fond de solidarité chômage.

Et alors, moi salarié CEA, que vais-je bien pouvoir faire de mon augmentation de salaire de 0.05% ????

J’hésite encore… Peut-être manifester mon mécontentement.

Allons ! Encore un petit effort !